Le guide pour trouver du travail en Australie, quel que soit ton visa — sites, secteurs, salaires et sponsorship
Travailler fait presque toujours partie de l’aventure quand on part vivre en Australie. Que ce soit pour financer un road trip, mettre de l’argent de côté, valider ses 88 jours ou lancer un vrai projet professionnel sur place, la vraie question n’est pas si tu vas travailler, mais où chercher et comment t’y prendre.
Au sommaire
Nous-mêmes, on a traversé tout le pays en 4×4 en s’arrêtant dès que possible pour travailler ou faire du helpx. On sait à quel point le premier job peut sembler insaisissable les premières semaines — et à quel point tout devient plus simple une fois qu’on a décroché sa première expérience locale et ses premières références.
Voici notre guide complet : les démarches essentielles, les sites qui fonctionnent vraiment, les secteurs qui recrutent, et les réflexes à avoir pour éviter les arnaques.
Tu es en PVT ? Notre guide Trouver un travail en Australie en PVT détaille la règle des 88 jours, les fermes et les premiers jobs. Pas encore de visa ? Toutes les étapes sont dans notre guide du PVT Australie 2026.
Se préparer
Visa et démarches à l’arrivée1. Avant de chercher du travail : vérifier son visa
La première chose à vérifier, évidemment, c’est que ton visa t’autorise à travailler.
Le Working Holiday Visa – subclass 417 permet aux Français éligibles de travailler pendant leur séjour en Australie. C’est le visa qui concerne la grande majorité des lecteurs de ce guide, et c’est sur lui qu’on se concentre dans les sections qui suivent.
Si tu vises un visa lié à un sponsorship d’entreprise, la logique est différente : il faut trouver l’employeur avant de partir, pas une fois sur place. On y consacre une section plus loin dans ce guide, une fois les bases posées.
2. Les démarches à faire dès ton arrivée
Demander son TFN
Le Tax File Number (TFN) est ton numéro fiscal australien. C’est l’une des toutes premières démarches à faire une fois arrivé et prêt à travailler, auprès de l’Australian Taxation Office (ATO) — cherche « Foreign passport holders – TFN application ».
La demande de TFN est gratuite. Méfie-toi des sites intermédiaires qui proposent de faire la démarche à ta place contre paiement.
Préparer son CV australien
Avant de commencer les candidatures, adapte ton CV aux habitudes locales.
Évite : la photo, l’âge, la situation familiale, et toute information personnelle inutile.
Mets plutôt en avant : ton expérience, tes compétences, ton niveau d’anglais, tes disponibilités, ta localisation, ton numéro de téléphone australien, ton visa, et tes références professionnelles.
Pour l’hospitality, un CV simple, clair et facile à lire suffit largement — pas besoin de le surcharger.
Chercher un job
Sites, groupes Facebook et secteurs3. Où chercher : les sites incontournables
Ce sont les six sites à connaître avant même de partir. On s’y réfère tout au long de ce guide plutôt que de les répéter à chaque section — garde-les sous la main.
- SEEK — le site d’emploi le plus complet en Australie : hospitality, construction, administration, santé, informatique, métiers qualifiés, mines et FIFO. Recherche par métier et par ville (ex. « Barista – Perth »).
- Indeed Australia — une autre plateforme incontournable. Crée des alertes pour recevoir automatiquement les nouvelles annonces.
- Workforce Australia — la plateforme du gouvernement australien. Un bon complément à SEEK et Indeed plutôt qu’une dépendance à une seule source.
- Jora Australia — regroupe des annonces venues de nombreuses sources différentes, pratique pour élargir ses recherches.
- Backpacker Job Board — pensé pour les voyageurs en PVT : fermes, hospitality, tourisme, construction, housekeeping, saisonnier.
- Gumtree Jobs — utile pour les petits jobs (nettoyage, déménagement, restauration, services). Reste vigilant sur les conditions de travail et la rémunération proposées.
4. Les groupes Facebook qui servent vraiment
Les groupes Facebook qui servent vraiment
Beaucoup d’offres n’apparaissent nulle part ailleurs. Cherche le nom du groupe dans la barre de recherche de Facebook et demande à rejoindre avant ton arrivée.
Par ville, pour l’hospitality et le retail
Jobs in Sydney · Jobs in Melbourne · Jobs in Brisbane · Jobs in Perth · Jobs in Cairns
Ce sont les plus rapides. Un serveur qui démissionne le matin, le poste est publié à midi et pourvu le soir. Active les notifications.
Par secteur
Backpacker Jobs in Australia · Hospitality Jobs Australia · FIFO Workers Australia (mines)
Utiles quand tu es flexible sur la ville et que tu suis le travail plutôt que l’itinéraire.
Pour la ferme et les 88 jours
Farm Work Australia · Fruit Picking Australia · Harvest Jobs Australia · Plan ferme Australie · Winery Jobs Australia
Beaucoup de fermiers y publient en direct, sans passer par un intermédiaire. C’est là qu’on trouve les bons plans — et les pires.
Les communautés françaises
Les Français en Australie · Français à Sydney · Français à Melbourne · Français à Brisbane
Moins d’offres, mais un vrai réseau. C’est aussi là qu’on demande si quelqu’un a déjà travaillé pour tel employeur — la réponse arrive souvent en quelques minutes.
Trois réflexes avant de répondre à une annonce
Ne paie jamais pour obtenir un job, ni pour être « placé » dans une ferme. Un employeur légitime ne demande pas d’argent.
Le cash-in-hand ne compte pas pour les 88 jours. Sans fiches de paie ni employeur déclaré, tes journées ne seront pas reconnues, et tu peux devoir le prouver des années plus tard.
Demande le nom de l’exploitation et son code postal avant de te déplacer. Celui du siège social ne fait pas foi : c’est le lieu de travail qui doit être en zone éligible.
5. Chercher par secteur
Cafés, restaurants et hôtels
L’hospitality est l’un des secteurs les plus accessibles pour commencer : barista, waiter/waitress, bartender, kitchen hand, dishwasher, cook, chef, housekeeping, receptionist. Regarde SEEK, Indeed et Jora, mais ne te limite surtout pas à Internet : dans ce secteur, déposer son CV en personne fonctionne encore très bien. Repère une vingtaine d’établissements autour de toi et passe aux heures creuses — évite évidemment d’arriver en plein rush du matin, CV à la main.
Les fermes et les 88 jours
Récolte, packing, vignobles, exploitations agricoles, élevage : au-delà de SEEK, Indeed et Backpacker Job Board, regarde le Harvest Trail sur Workforce Australia.
Attention : un emploi dans une ferme ne rend pas automatiquement éligible pour un deuxième ou troisième Working Holiday Visa. Le type de travail et sa localisation doivent répondre aux critères officiels — ne te contente jamais du simple « oui oui, ça compte » d’un employeur. Vérifie toujours sur immi.homeaffairs.gov.au, et utilise notre outil pour savoir si ton job est éligible.
Vérifier si ton job compte pour les 88 jours
Tu es en PVT et tu vises ta 2e ou 3e année ? Toute la règle des 88 jours, les secteurs qui comptent et les documents à garder sont détaillés dans notre guide Trouver un travail en Australie en PVT.
Construction
La construction peut offrir des rémunérations intéressantes : labourer, demolition, painting, carpentry, landscaping, plumbing, electrical, et d’autres trades. Pour travailler sur la plupart des chantiers, tu auras besoin d’une White Card, dont les règles varient selon l’État — renseigne-toi auprès de Safe Work Australia.
Mines et FIFO
Les emplois FIFO (Fly-In Fly-Out) attirent beaucoup de voyageurs pour leurs rémunérations potentielles, mais décrocher un poste sans expérience n’est pas toujours aussi simple que le laissent penser certaines vidéos sur les réseaux sociaux. Cherche sur SEEK avec « FIFO » ou « FIFO no experience » : Utility Worker, Mine Site Cleaner, Housekeeping, Kitchen Hand, Chef, Driller’s Offsider, Trades Assistant, Mine Site Labourer. L’Australie-Occidentale, et Perth en particulier, reste le point de départ le plus courant pour ce secteur.
La RSA, pour servir de l’alcool
Si ton travail implique la vente ou le service d’alcool, tu auras généralement besoin d’une certification RSA (Responsible Service of Alcohol). Les exigences dépendent de l’État : ne choisis pas une formation au hasard avant de savoir où tu vas travailler, et vérifie toujours auprès de l’autorité officielle de l’État concerné.
6. Trois réflexes avant de répondre à une annonce
- Ne paie jamais pour obtenir un job, ni pour être « placé » dans une ferme. Un employeur légitime ne demande pas d’argent.
- Le cash-in-hand ne compte pas pour les 88 jours. Sans fiches de paie ni employeur déclaré, tes journées ne seront pas reconnues — et tu peux devoir le prouver des années plus tard.
- Demande le nom de l’exploitation et son code postal avant de te déplacer. Celui du siège social ne fait pas foi : c’est le lieu de travail qui doit être en zone éligible.
Salaires et sponsorship
Ce que tu peux gagner, et viser plus loin7. Combien gagne-t-on en Australie ?
Au 1er juillet 2026, le National Minimum Wage australien est de 26,44 AUD brut de l’heure, soit 1 004,90 AUD par semaine pour 38 heures, pour les salariés auxquels ce minimum s’applique. Pour les salariés casual couverts par ce même minimum national, le taux est de 33,05 AUD de l’heure (casual loading de 25 % inclus).
Beaucoup de salariés sont en réalité couverts par un Award, qui fixe le salaire minimum selon le métier, le secteur, la classification et parfois les horaires. Pour connaître ton taux réel, utilise le Pay and Conditions Tool du Fair Work Ombudsman : il te donne ton taux horaire, les penalty rates, les majorations de week-end et les jours fériés applicables à ton Award.
Casual, Part-Time ou Full-Time ?
Casual : plus de flexibilité et un taux horaire supérieur, en compensation des droits dont bénéficient les salariés permanents. C’est le statut le plus courant chez les backpackers.
Part-Time : moins d’heures qu’un temps plein, une organisation plus régulière, et les droits associés au statut permanent.
Full-Time : en moyenne 38 heures par semaine, auxquelles peuvent s’ajouter des heures supplémentaires raisonnables.
Vérifie toujours tes droits
C’est probablement le site le plus important à connaître une fois que tu travailles en Australie : le Fair Work Ombudsman. Tu peux y vérifier ton salaire minimum, tes horaires, ton Award, les penalty rates, tes congés et tes fiches de paie — une partie du site est même disponible en français. Si quelque chose te semble anormal avec ton employeur, commence toujours par vérifier tes droits ici.
8. Pour aller plus loin : viser un sponsorship employeur
Si tu envisages de rester travailler en Australie plus longtemps, la logique change : avant même de chercher un employeur prêt à te sponsoriser, il faut vérifier si ton métier peut correspondre à une voie de visa sponsorisé.
1. Recherche ton métier sur la liste officielle
Le gouvernement australien a remplacé l’ancienne « Skilled Occupation List » par un cadre combiné, dont la Core Skills Occupation List (CSOL) — utilisée notamment pour les visas 482 et 186. Sur la page officielle, tu peux rechercher ton métier et connaître son intitulé officiel en Australie, son code ANZSCO, les visas auxquels il peut être associé, la liste sur laquelle il apparaît, et l’organisme chargé d’évaluer les compétences (Assessing Authority).
Vérifier son métier sur la liste officielle
2. Regarde les visas concernés
Visa 482 – Skills in Demand : un visa temporaire permettant à un employeur australien de sponsoriser un travailleur qualifié sous certaines conditions.
Visa 186 – Employer Nomination Scheme : une voie vers la résidence permanente avec le soutien d’un employeur, si toutes les conditions de la voie concernée sont remplies.
Visa 494 – Skilled Employer Sponsored Regional : une possibilité réservée aux emplois situés dans certaines zones régionales.
3. Vérifie le métier, pas seulement son nom
C’est un point essentiel : deux emplois aux intitulés proches ne correspondent pas nécessairement au même métier pour l’immigration. Le code ANZSCO, et surtout les tâches réellement effectuées, doivent correspondre au métier choisi. Certains métiers comportent aussi des caveats, c’est-à-dire des restrictions supplémentaires sur certains postes.
Être sur la liste, est-ce un sponsorship garanti ?
Non. Voir son métier apparaître pour le 482, le 186 ou le 494 signifie qu’il existe potentiellement une voie correspondant à cette occupation. Il faut ensuite remplir l’ensemble des critères du visa, trouver un employeur éligible et respecter les conditions propres au poste, au candidat et au type de sponsorship. C’est néanmoins la première vérification à faire avant de démarcher des entreprises.
Ressources et conseils
Sources officielles et nos astuces9. Les sources officielles à garder sous la main
- Department of Home Affairs — le site officiel de l’immigration australienne : conditions de ton visa, droits au travail, règles du WHV, second et troisième PVT, specified work.
- Australian Taxation Office (ATO) — pour ton TFN et tes impôts.
- Fair Work Ombudsman — salaires et droits.
- Fair Work — calculateur de salaire — ton taux horaire légal, majorations de week-end et heures supplémentaires, à consulter avant d’accepter une offre, pas après.
- Fair Work — salaire minimum en vigueur — réévalué chaque 1er juillet. Le minimum national s’applique aussi aux backpackers : être en PVT ne change rien à tes droits.
- Harvest Trail — tes droits en ferme — le taux minimum pour le picking, le fonctionnement du paiement au rendement, et les questions à poser avant de signer.
- Travail spécifié pour le 2e et 3e PVT — la page officielle : secteurs reconnus, comptage des 88 jours, justificatifs à conserver.
- Codes postaux éligibles en zone régionale — à vérifier avant de te déplacer : c’est le code postal du lieu de travail qui compte, pas celui du siège de l’entreprise.
- pvtistes.net — travail spécifié — le suivi francophone des secteurs éligibles et des évolutions réglementaires.
- Safe Work Australia — pour la White Card et les règles de sécurité au travail.
10. Sur le blog Bohemia Australie
Les guides à lire avant, pendant et après ta recherche de job :
- Quel visa choisir pour venir en Australie ? — ton visa détermine ce que tu as le droit de faire, et pour combien de temps. C’est la première question à régler.
- Le coût de la vie en Australie — pour savoir ce que ton salaire vaut réellement une fois le loyer et les courses payés.
- Où dormir en Australie — se loger pendant la recherche de job, en ville comme en zone rurale.
- La checklist de départ — tout ce qu’il faut avoir réglé avant d’arriver, pour pouvoir chercher un job dès la première semaine.
- Les chroniques de Français en Australie — des parcours réels : comment ils ont trouvé leur premier job, et ce qu’ils referaient autrement.
11. Notre conseil pour trouver plus vite
Ne passe pas deux semaines à envoyer le même CV à 200 annonces. Adapte ta stratégie au métier recherché.
- Hospitality ? CV en main et tour des cafés, restaurants et hôtels, en plus de SEEK et Indeed.
- Farm work ? Regarde les saisons, les régions qui recrutent, et vérifie l’éligibilité du travail avant de te déplacer.
- Construction ? Obtiens les certifications nécessaires et cherche sur SEEK, Indeed et auprès des agences de recrutement.
- FIFO ? Prépare un CV spécifiquement orienté vers le secteur et cible les annonces correspondant réellement à ton expérience.
Et surtout, ne choisis pas uniquement ton travail : choisis aussi intelligemment ta ville et ta région. Un salaire élevé ne veut pas forcément dire plus d’économies si ton logement te coûte une fortune. L’objectif, c’est le bon équilibre entre travail, salaire, coût du logement et projet de voyage.
Liens utiles pour travailler en Australie
Les sources officielles à garder sous la main, avant et pendant ton job
Tu entres ton secteur et ton contrat, il te sort le taux horaire légal, les majorations du week-end et les heures supplémentaires. À faire avant d’accepter une offre, pas après.
Réévalué chaque 1er juillet. Le minimum national s’applique aussi aux backpackers : être en PVT ne change rien à tes droits.
Le taux minimum pour le picking, le fonctionnement du paiement au rendement, et les questions à poser à un employeur avant de signer.
La page officielle : secteurs reconnus, comptage des 88 jours, justificatifs à conserver.
À vérifier avant de te déplacer : c’est le code postal du lieu de travail qui compte, pas celui du siège de l’entreprise.
Le suivi francophone des secteurs éligibles et des évolutions réglementaires.
Sur Bohemia Australie
Les guides à lire avant, pendant et après ta recherche de job
-
Quel visa choisir pour venir en Australie ?
Ton visa détermine ce que tu as le droit de faire, et pour combien de temps. C’est la première question à régler.
-
Le coût de la vie en Australie
Pour savoir ce que ton salaire vaut réellement une fois le loyer et les courses payés.
-
Où dormir en Australie
Se loger pendant la recherche de job, en ville comme en zone rurale.
-
La checklist de départ
Tout ce qu’il faut avoir réglé avant d’arriver, pour pouvoir chercher un job dès la première semaine.
-
Les chroniques de Français en Australie
Des parcours réels : comment ils ont trouvé leur premier job, et ce qu’ils referaient autrement.
À retenir
Avant de commencer à travailler en Australie :
- Vérifie les conditions de ton visa.
- Demande ton TFN.
- Prépare un CV au format australien.
- Inscris-toi sur SEEK, Indeed et Workforce Australia.
- Obtiens les certifications nécessaires à ton métier (White Card, RSA…).
- Vérifie ton salaire sur Fair Work.
- Garde tes fiches de paie et tes documents.
- Si tu vises un renouvellement de WHV, vérifie l’éligibilité du travail avant de l’accepter.
Le premier job est souvent le plus difficile à décrocher. Une fois que tu as une première expérience australienne et des références locales, la recherche devient généralement beaucoup plus simple.Bohemia Australie — Explorer · Vivre · S’installer
FAQ : trouver un job en Australie
Quel est le salaire minimum en Australie en 2026 ?
Au 1er juillet 2026, le National Minimum Wage est de 26,44 AUD brut de l’heure, soit 1 004,90 AUD par semaine pour 38 heures. Pour un casual, c’est 33,05 AUD de l’heure.
Casual, part-time ou full-time : quelle différence ?
Le casual offre plus de flexibilité et un taux horaire supérieur, sans congés payés : c’est le statut le plus courant chez les backpackers. Le part-time et le full-time (38 heures par semaine en moyenne) donnent les droits d’un salarié permanent.
Être sur la liste des métiers garantit-il un sponsorship ?
Non. Cela signifie seulement qu’une voie existe pour ce métier. Il faut ensuite remplir tous les critères du visa et trouver un employeur éligible.