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Chroniques de Français en Australie # Lou-Anne, 24 ans, au pair à Sydney

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À 24 ans, Lou a choisi l’Australie pour prendre un nouveau départ.

Chroniques français en Australie

Passionnée de sport et coach sportive diplômée, elle est arrivée à Sydney en juin 2026 avec un Working Holiday Visa. Son projet initial était de passer huit mois en Australie comme au pair. Mais quelques semaines après son arrivée, elle envisage déjà de prolonger l’aventure.

Derrière ce départ se cache surtout une histoire beaucoup plus personnelle : après avoir traversé l’anorexie, partir à l’autre bout du monde représente pour elle une manière de reprendre son envol, de retrouver une vie sociale et de continuer à avancer.

Pour Les Chroniques de Français en Australie, Lou nous raconte ses premiers mois à Sydney.



Lou, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Lou-Anne, mais je préfère que l’on m’appelle simplement Lou. J’ai 24 ans et je suis passionnée par le sport.

Le sport, c’est ma santé, mon passe-temps et mon métier. Je suis diplômée coach sportive.

Je suis plutôt discrète et timide, mais aussi aventurière et solaire.


Quand et où ton aventure australienne a-t-elle commencé ?

Je suis arrivée le 18 juin 2026 à Sydney, où ma famille d’accueil m’attendait pour commencer ma toute nouvelle aventure en tant qu’au pair.

Je suis encore toute nouvelle ici et je ne regrette rien.

Je pensais rester huit mois, mais peut-être que l’aventure s’étendra finalement un peu plus longtemps…


Qu’est-ce qui t’a donné envie de partir en Australie ?

Au départ, mon rêve était de partir aux États-Unis.

Je devais partir avec le Rotary Club lorsque j’étais en seconde au lycée. Malheureusement, je suis tombée malade et ce rêve s’est brisé.

L’anorexie a failli me tuer, mais j’ai survécu.

Alors j’ai décidé de prendre mon envol, de prendre ma revanche et de partir. Non pas aux États-Unis cette fois, mais en Australie, le pays du sport.

C’est exactement ce que j’avais imaginé : les magnifiques plages, la culture du sport et la communauté française, bien présente à Sydney.


Avec quel visa es-tu arrivée en Australie ?

Je suis arrivée avec un Working Holiday Visa (417).

Mon projet de départ était de rester seulement huit mois. Cependant, j’aimerais aujourd’hui faire mes 88 jours pour pouvoir rester plus d’un an.

Le pays est tellement grand, il y a tellement de choses à faire et à découvrir.


Comment se sont passés tes premiers mois sur place ?

Je suis ici depuis seulement deux mois, mais l’aventure se passe très bien.

Je suis au pair dans une famille. Je m’occupe d’une petite fille et je fais quelques tâches ménagères. Je participe également à la préparation des dîners. En échange, je suis nourrie, logée et je reçois une petite rémunération.

Mon anglais n’est pas très bon, mais je progresse chaque jour. La petite fille que je garde n’a que 17 mois et ne parle pas encore, donc il est un peu plus difficile pour moi de progresser rapidement.

J’ai rencontré quelques Français et nous avons fait plusieurs activités ensemble.

J’en suis vraiment heureuse parce que c’était aussi l’un de mes challenges : retrouver une vie sociale et des amis.

À cause de l’anorexie, j’avais perdu mes amis et je n’avais pas réussi à reconstruire un cercle social. J’espère que cette aventure me permettra enfin de nouer des liens solides et amicaux avec des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt que moi.

J’avais trouvé ma famille d’accueil grâce à des groupes Facebook avant mon arrivée. C’était beaucoup plus rassurant pour moi : dès mon arrivée, j’avais un logement et un travail.

Aujourd’hui, ce qui est un peu moins facile, c’est que j’aurais peut-être préféré avoir un travail comme le housekeeping, par exemple, qui me laisserait davantage de liberté.

Je pense que j’ai besoin de partir à l’aventure pour découvrir de belles choses que je ne soupçonne pas encore.


À quoi ressemble ta vie en Australie aujourd’hui ?

Je travaille deux journées entières par semaine, le mardi et le mercredi.

Les autres jours, je consacre environ trois heures à la préparation du dîner et aux tâches ménagères. Je dois aussi être disponible lorsque les parents ont un rendez-vous ou rentrent tard du travail.

Le week-end, je suis libre et j’en profite pour aller à Sydney ou visiter les alentours.

Je fais aussi beaucoup de sport. Je vais à la salle de musculation et j’essaye de reprendre la course à pied.

Je vais courir mon premier semi-marathon en septembre.


Quelle est la singularité de ton histoire ?

Je dirais que ce qui différencie mon histoire de celle d’autres Français en Australie, c’est que derrière ce voyage, il y a une revanche.

C’est aussi une étape dans ma guérison totale de l’anorexie mentale.

J’ai encore aujourd’hui des barrières, des doutes et des difficultés, mais j’essaye de les affronter et de profiter de chaque instant de ce magnifique voyage qui ne fait que commencer.


Comment as-tu vécu les rencontres avec les Australiens et la culture locale ?

La première chose frappante, c’est leur fort accent.

Sinon, ils ont toujours un café à la main dans la rue et sont très souvent en tenue de sport.

Cela me convient parfaitement.


Qu’est-ce que tu aimes le plus dans la vie en Australie ?

Ce que j’aime le plus, c’est la culture du sport.

J’adore aussi la diversité des paysages.

J’ai hâte de pouvoir voyager davantage en Australie et de voir tout ce que ce pays a à offrir.


Et à l’inverse, qu’est-ce qui te semble le plus difficile ?

Ce qui me semble le plus difficile, c’est le prix des abonnements à la salle de sport.

Ici, ils sont souvent payés à la semaine et je trouve cela plus cher qu’en France.

La gastronomie française me manque aussi. Les produits et les habitudes alimentaires sont différents de ceux auxquels j’étais habituée en France.


Si tu devais donner UN conseil à quelqu’un qui rêve de tenter l’aventure australienne ?

« Fais-le. Après, il sera trop tard. »


L’AUSTRALIE DE LOU

En 3 mots
Sport • Rencontres • Voyage

Son endroit préféré
Sydney, parce qu’elle n’a encore rien vu d’autre.

Son meilleur souvenir
La première fois qu’elle a vu l’Opéra de Sydney.

Ce qu’elle aurait aimé savoir avant de partir
« Tu ne resteras pas que huit mois. »

La place qu’occupe aujourd’hui l’Australie dans sa vie
« L’AUSTRALIE TOUTE MA VIE. »


Suivre Lou

Lou partage son aventure australienne sur Instagram : @endtca.

Merci Lou d’avoir accepté de raconter son histoire avec autant de sincérité.


LES CHRONIQUES DE FRANÇAIS EN AUSTRALIE

Des parcours. Des choix. Une autre façon de vivre l’Australie.

Avec Les Chroniques de Français en Australie, Bohemia Australie donne la parole aux Français qui vivent en Australie, qui y sont passés ou qui ont depuis choisi de rentrer.

PVT, expatriation, études, travail, famille, road trip, installation ou retour en France : chaque histoire est différente.

Une série de rencontres pour raconter l’Australie telle qu’elle est réellement vécue, à travers celles et ceux qui ont décidé, un jour, de tenter l’aventure.

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